Six médinas des Comores inscrites au Patrimoine mondial de l’Unesco, une reconnaissance qui devrait favoriser leur préservation
Six médinas séculaires des Comores, témoignages de l’architecture swahilie et des anciens sultanats de l’archipel de l’océan Indien, ont été inscrites, samedi 25 juillet, au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Ces cités-Etats ont été construites pour certaines dès le XIIe siècle le long des routes commerciales de l’océan Indien. Les médinas comprennent des murailles de défense, des palais, des mosquées et des places publiques, intégrées à un réseau de ruelles étroites.
« Ce classement n’est pas une ligne d’arrivée, mais un point de départ », a réagi Saïd Mohamed Ali Saïd, le ministre de la culture comorien, qui fait partie d’une importante délégation gouvernementale ayant fait le déplacement à Pusan, en Corée du Sud, où sont réunis les 196 Etats membres de l’organisation onusienne.
Un patrimoine fragile
Ces médinas « ne sont pas de simples sites historiques pour nous. Ce sont des villes vivantes, où l’on continue de prier, de commercer et de célébrer les grands moments de la vie, exactement comme le faisaient nos aïeux », a-t-il ajouté, évoquant une « immense fierté ».
Ces six médinas, dont quatre se trouvent sur l’île de Grande Comore et deux sur celle de Ndzouani, sont les premiers sites des Comores à rejoindre la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, qui compte plus de 1 200 biens culturels et naturels présentant « un intérêt exceptionnel (…) en tant qu’élément du patrimoine mondial de l’humanité tout entière ».
« Ce patrimoine est fragile, et par endroits en réel danger. Le classement change la donne : il nous oblige, mais il nous ouvre aussi des portes », a encore affirmé le ministre de la culture.
L’archipel des Comores, situé à environ 300 kilomètres des côtes de l’Afrique et peuplé à présent de 870 000 habitants, a été pendant des siècles à la croisée de routes commerciales maritimes entre l’Afrique de l’Est, le Moyen-Orient, Madagascar et l’Inde.