Smerz, deux Norvégiennes devenues ambassadrices de la scène pop de Copenhague
Les meilleures représentantes de la scène pop alternative de Copenhague sont norvégiennes. Avec Smerz, Catharina Stoltenberg et Henriette Motzfeldt déconstruisent le cliché d’une pop prête à digérer à coups d’expérimentations électroniques, nourries d’influences multiples, du trip-hop à la musique classique.
Leur chanson You Got Time and I Got Money, issue de leur deuxième album, Big City Life (2025), s’est imposée comme un véritable hymne à la sensualité. Une mélodie chaleureuse, des violons évoquant Bitter Sweet Symphony, de The Verve, et des paroles à la poésie cocasse. Chez Smerz, le romantisme a l’humour pince-sans-rire : « Baby, can I see you naked ?/ Even though I love how you dress » (« Bébé, est-ce que je peux te voir nue ?/ Même si j’adore ta façon de t’habiller »), chantent-elles sur ce titre, leur plus populaire.
« Herzschmerz », le mot allemand d’où elles tirent le nom du groupe, signifie « chagrin d’amour ». Pas question de s’apitoyer, pourtant. « Nous sommes toutes les deux très émotives et quand on fait de la musique ensemble, je crois qu’on peut capter à peu près toutes les émotions, toutes les énergies », se réjouit Catharina Stoltenberg, rencontrée dans les loges de la Cité de la musique, le 2 juillet, quelques heures avant leur concert parisien.
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