Sénatoriales 2026 : Les Républicains et les socialistes espèrent limiter la casse face à l’irruption du RN
« Il n’y aura pas de révolution au Sénat », prédit le sénateur (Horizons) de l’Allier, Claude Malhuret. Il est vrai que le Palais du Luxembourg est peu coutumier de renversements spectaculaires. Dans l’histoire de la Ve République, la gauche n’y a disposé de la majorité que durant trois ans, entre 2011 et 2014. Mais si la domination de la droite et du centre n’est pas menacée, le scrutin n’en revêt pas moins des enjeux pour tous les partis politiques.
Le Sénat étant renouvelé par moitié tous les trois ans, 178 sièges sur 348 sont à pourvoir cette année. Ainsi, 93 469 grands électeurs, dont 88 937 délégués des conseils municipaux, seront appelés à voter dans les 64 circonscriptions de la « série 2 » : de l’Ain à l’Indre et du Bas-Rhin aux Bouches-du-Rhône, à l’exception de la région parisienne. Outre-mer, les sièges sont renouvelés en Guyane, à Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Wallis-et-Futuna et en Polynésie française. Et la moitié des sénateurs des Français établis hors de France sont, eux aussi, renouvelés.
Le scrutin du 27 septembre offre peu de suspens sur un point : Les Républicains (LR) restera la première force. Gérard Larcher affiche sa confiance pour sa famille politique et son principal allié, le groupe Union centriste. « Le corps électoral est issu, à 95 %, des élections municipales, qui ont été un succès pour la droite et le centre, avance dans Le Figaro du 8 juillet le président du Sénat. Les grands équilibres devraient donc être respectés. »
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