Spectacle vivant : l’Etat débloque les crédits de 28 structures culturelles
La somme de 10 millions d’euros de crédits de l’Etat, qui avait été gelée pour 28 structures du spectacle vivant – comme des théâtres nationaux ou des orchestres –, va finalement pouvoir « être versée au second semestre » de 2026, a fait savoir, mardi 21 juillet, l’entourage de Catherine Pégard, ministre de la culture.
Ces crédits correspondent aux seconds versements d’une subvention de l’Etat qui avaient été gelés dans le cadre des efforts budgétaires demandés à chaque ministère pour 2026. Le 3 juillet, l’annonce du gel de la subvention, à hauteur d’environ 13 %, de ces 28 structures, sur tout le territoire, avait été une douche froide, à la veille de l’ouverture du Festival d’Avignon.
D’après le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac), parmi les 28 établissements touchés se trouvaient douze centres dramatiques nationaux (Caen, Bordeaux, Marseille, Nanterre, Reims, Rennes, Saint-Denis, Saint-Etienne, Toulouse, Montpellier, Aubervilliers, Villeurbanne), trois scènes nationales (MC2 de Grenoble, MC93 de Bobigny, MAC de Créteil), deux théâtres parisiens (le Rond-Point et l’Athénée), sept opéras (Lyon, Strasbourg, Toulouse, Bordeaux, Nancy, Montpellier, Lyon) et quatre orchestres nationaux (Ile-de-France, Pays de la Loire, Lyon, Lille).
Six milliards d’euros d’économie
Une forte mobilisation s’en était suivie pour demander un « moratoire sur les coupes budgétaires » dans le spectacle vivant subventionné : interpellations d’Emmanuel Macron par de grands noms de la mise en scène dans la cour d’honneur du Palais des papes, rassemblements, assemblées générales, et pétition.
La CGT Spectacle avait appelé, il y a quatre jours, à une semaine d’actions à la rentrée, avec un appel à la grève à partir du 26 septembre.
« La ministre verra prochainement les acteurs du secteur culturel, les collectivités locales et les élus ainsi que les artistes pour établir ensemble une trajectoire pour l’année 2027 », a ajouté l’entourage de Catherine Pégard, interrogé par l’Agence France-Presse.
En avril, le gouvernement avait annoncé que 6 milliards d’euros d’économies sur les dépenses seraient réalisées en 2026 pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient lors d’un comité d’alerte des finances publiques à Bercy. Il avait ensuite détaillé les gels et les annulations de crédits.