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Stabiliser la dette de la France en 2029 ? Des économistes estiment peu probable d’y parvenir

· Politics

La dette qui risque de « submerger » la France, voilà l’ennemi. François Bayrou n’a pas changé d’avis. Neuf mois après avoir dû quitter Matignon, l’ancien premier ministre sonne de nouveau l’alarme dans son livre Alerte sur la France qui vient (L’Observatoire, 288 pages, 22 euros), à paraître jeudi 18 juin. Les Français ont fini par comprendre que la dette publique grandissante constituait un vrai problème, écrit-il. « Mais la deuxième étape, qui devrait conduire à envisager que chacun prenne sa part de l’effort à accomplir, a été presque unanimement rejetée », ajoute-t-il immédiatement. Si bien qu’il faudra peut-être un « grand accident » pour que le pays « soit forcé d’entrer, bon gré mal gré, dans le ressaisissement national ».

Surendettée, la France avance-t-elle le long du précipice ? Une étude économique publiée le 15 juin montre en tout cas combien le chemin s’annonce périlleux.

Cible d’une procédure européenne pour déficit excessif, le pays s’est engagé à ramener son déficit public à moins de 3 % du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2029, un seuil qui doit permettre de stopper enfin la hausse continue de l’endettement public. Dans le scénario affiché par le gouvernement de Sébastien Lecornu, la dette tricolore, qui représentait 115,7 % du PIB en 2025, culminerait autour de 118,7 % du PIB en 2027 et 2028, puis descendrait une première marche en 2029, pour revenir alors à 118 % du PIB.

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