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Sur le Tour de France, la difficile équation entre volonté d’écarter le spectre du dopage et souci de préserver les coureurs

· Sport

Après deux semaines de conditions caniculaires, le peloton du Tour de France rêvait de voir le ciel s’assombrir un peu. Mais c’est surtout au sens figuré qu’il a vu son horizon s’obscurcir ces derniers jours, par le spectre du dopage. Tout a commencé par quelques coups frappés à la porte du Danois Jonas Vingegaard, à 2 heures du matin, dimanche 18 juillet. Le chef de file de la Visma-Lease a Bike a été réveillé pour un contrôle inopiné. Il aura dû attendre quarante minutes avant de pouvoir regagner son lit. Un peu plus tard, à 5 heures, le maillot jaune Tadej Pogacar vivait une scène similaire. Deux tests hors du cadre horaire habituel prévu sur l’épreuve, entre 6 heures et 23 heures.

L’histoire aurait pu en rester là si Jonas Vingegaard n’avait pas choisi d’évoquer sa drôle de nuit en zone mixte avant le départ de la 15e étape, entre Champagnole (Jura) et le plateau de Solaison (Haute-Savoie). « C’est bien qu’ils fassent ces tests, mais, quand ça affecte vos performances et votre sommeil, je ne pense pas que ce soit idéal », déclarait aux journalistes le double vainqueur de la Grande Boucle (2022 et 2023). Son rival slovène, lui, se montrait plus véhément à l’arrivée face à une procédure jugée « inhumaine ». Un qualificatif aussi utilisé par le Belge Remco Evenepoel.

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