Sylvie Gir, secrétaire générale des députés de droite et dernière chiraquienne de l’Assemblée, prend sa retraite
« Je ne parle jamais aux journalistes », s’exclame Sylvie Gir quand elle nous accueille dans son bureau, rempli de photos de Jacques Chirac, avec vue sur la cour d’honneur du Palais-Bourbon. C’est regrettable. Car, si elle parle peu, Sylvie Gir a vu beaucoup de choses. Recrutée en 1986 par Pierre Messmer, elle a connu dix législatures, trois dissolutions, l’unification de la droite en 2002 puis son lent délitement. Depuis 2005, Sylvie Gir a été la secrétaire générale, « la SG », des groupes Union pour un mouvement populaire, Les Républicains et Droite républicaine, et s’est adaptée à six présidents.
Mais, après quarante ans à l’Assemblée nationale, elle fait ses cartons. Le pot de départ, le 30 juin, devrait réunir de nombreux anciens députés. En vingt ans, Sylvie Gir en a côtoyé plus de 700. Elle a accueilli tous les nouveaux quand, arrivés de province auréolés de leurs victoires, ils débarquaient perdus à Paris.
Les groupes sont un rouage quotidien de l’Assemblée. C’est à leur niveau que se définit la ligne politique et se décide la répartition des postes. Si c’est le président de groupe qui prend les décisions, elles sont préparées par le secrétaire général (« mi-secrétaire, mi-général », comme le résume un administrateur), avec l’aide d’une petite dizaine de collaborateurs. « Le groupe est un amortisseur par rapport aux tensions politiques », note Laurent Wauquiez, président du groupe DR, car « quelles que soient les différences, il y a un lien familial et amical ».
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