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Symbole de la crise de l’emploi, l’apprentissage poursuit son recul

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C’est probablement la fin de l’un des symboles de la bonne santé de l’emploi post-Covid-19. Largement soutenu financièrement par les pouvoirs publics, l’apprentissage avait atteint un pic en 2024, avec 891 000 contrats signés cette année-là. Mais, après un recul à 847 000 entrées en 2025, les prévisions s’assombrissent : entre le premier semestre 2023 et le premier semestre 2026, le volume d’offres a chuté de 20 %, selon France Travail.

La campagne 2026 marque une accélération de la tendance. Sur Hellowork, les offres d’apprentissage ont chuté de 7 % entre le premier semestre 2025 et le premier semestre 2026. Du côté du site de recherche d’emploi Indeed, où sont publiées la majorité des offres de l’année, la baisse est même de 25,6 % sur la période de janvier à mai 2026 par rapport à la même période de 2025.

Outre un marché de l’emploi atone et une conjoncture économique maussade, la baisse des aides explique ce recul progressif. Après une première série de mesures au printemps 2025, l’aide exceptionnelle à l’embauche d’apprentis a été révisée par décret à la suite de l’adoption de la loi de finances pour 2026, et ces changements s’appliquent aux contrats conclus depuis le 8 mars 2026. L’aide unique ne baisse pas pour les apprentis préparant une certification de niveau bac ou infrabac, et reste à 5 000 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés et à 2 000 euros pour les autres, mais est réduite pour les niveaux de diplômes supérieurs, chutant à 2 000 euros pour les PME et à 750 euros pour les grandes entreprises, lorsque le diplôme est de niveau licence ou master.

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