« The Gilded Age », saison 4 : chassé-croisé mondain au pied de la statue de la Liberté
HBO MAX – À LA DEMANDE – SÉRIE
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Inventée par Mark Twain et Charles Dudley Warner en 1873 pour moquer la corruption prévalente dans les décennies qui suivirent la guerre de Sécession, l’expression « the gilded age » (« l’âge plaqué or ») a souvent été invoquée ces derniers temps. En raison, notamment, du goût prononcé pour les dorures de l’actuel occupant de la Maison Blanche. Une fiction située dans le New York de la fin du XIXe siècle offrait toutes sortes de perspectives temporelles qui auraient éclairé les turpitudes contemporaines à la lumière de l’histoire.
Mais, comme le savent les amateurs de Downton Abbey (2010-2015), dont il est le créateur, Julian Fellowes ne mange pas de ce pain-là. En sa quatrième saison, comme dans les trois premières, The Gilded Age met les travers et les fastes d’une époque au service d’un bouquet d’intrigues sentimentales et familiales. La nouveauté tient à l’équilibre de la composition florale que proposent Fellowes et sa coscénariste Sonja Warfield, entre les péripéties historiques qui tiennent ici le rôle du feuillage, et les personnages qui exhalent leurs sentiments, bons ou mauvais – les fleurs, pour filer la métaphore.
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