The Strokes, avec l’album « Reality Awaits », se perdent dans un océan d’Auto-Tune
Il y a des groupes dont on souhaiterait qu’ils se renouvellent, d’autres dont on aimerait qu’ils retrouvent l’étincelle des débuts. The Strokes font partie de cette deuxième catégorie. La formation new-yorkaise n’a jamais retrouvé le feu sacré de sa première trilogie, parue entre 2001 et 2006. Avant la sortie de leur septième album, Reality Awaits, vendredi 24 juillet, les fans avaient pu écouter deux singles ces derniers mois. L’un très bon (Going Shopping), l’autre affligeant (Falling Out of Love). Un partout, la balle au centre. Il y avait autant de raisons d’espérer que de craindre ce nouvel opus, six ans après The New Abnormal.
Tout comme le cow-boy à cheval, lasso à la main, sur la pochette du disque, le quintet affichait sans doute des ambitions conquérantes. Il se montre incapable de retrouver l’énergie bestiale de sa jeunesse. En 2001, leur premier album Is This It redonnait espoir au rock à un moment où les musiques électroniques et le rap étaient sur le point d’enterrer les guitares hurlantes. Dans leur sillage, The Strokes inspiraient toute une nouvelle génération qui allait remplir des stades à coups de riffs électriques, d’Arctic Monkeys aux Killers.
Il vous reste 74% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.