« The Ugly » : la quête d’un fils dans les méandres de son passé et de celui de la Corée
L’AVIS DU « MONDE » - A VOIR
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Plus rien n’arrête Yeon Sang-ho. Le réalisateur coréen du Dernier train pour Busan (2016) multiplie les projets à vitesse grand V. Après le thriller fantastique Révélations, mis en ligne en tout début d’année sur Netflix, et le très réussi Colony, film d’épouvante présenté au dernier Festival de Cannes et sorti en salle en France dans la foulée, le voici de retour avec The Ugly alors que Paradise Lost est déjà programmé dans les festivals de l’automne.
Le long-métrage qui nous intéresse cette semaine se présente sous un jour beaucoup moins spectaculaire que les films qui ont fait connaître Yeon Sang-ho. The Ugly lorgne davantage du côté du drame et du mélo, à travers une enquête qui plonge le spectateur au cœur de l’histoire moderne de la Corée.
Le film commence quand une équipe télé vient faire le portrait d’un vieux graveur de sceaux aveugle, Im Yeong-gyu (Kwon Hae-hyo), qui a su, il y a des décennies de cela, surmonter son handicap pour connaître la prospérité et parfaire son art. Mais un élément de son passé ressurgit soudain. Des ossements de son ancienne épouse disparue sont retrouvés. Son fils Im Dong-hwan (Park Jeong-min) se lance à la recherche des témoins de l’époque pour savoir ce qui est réellement arrivé à cette mère, unanimement moquée pour sa supposée laideur. Il est aidé de la journaliste Kim Soo-jin (Nam Ji-hyun), persuadée d’avoir trouvé là une possible affaire intéressante pour faire avancer sa carrière.
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