« Tommy Guns » explore la guerre d’indépendance de l’Angola dans une troublante boucle temporelle
L’AVIS DU « MONDE » – À NE PAS MANQUER
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Derrière ce titre digne d’un film d’action, Tommy Guns, se cache l’une des œuvres les plus désirables de l’été 2026, esthétiquement et politiquement. Revisitant la lutte contre l’occupant portugais en Angola, pays du sud-ouest de l’Afrique qui déclara son indépendance en 1975, le cinéaste Carlos Conceiçao, né en 1979 en Angola, livre une histoire à double fond, abrasive et intemporelle. On avait découvert ce premier long-métrage en 2022, au Festival de Locarno, en compétition. Quatre ans plus tard, ce huis clos guerrier résonne encore plus fort avec l’actualité. Comme le résume un personnage de cette fiction, un militaire haut gradé, « les guerres finissent pour recommencer ».
Ayant grandi en Angola avant de s’installer au Portugal, à Lisbonne, pour étudier le cinéma, le réalisateur semble avoir brûlé tous les codes pour inventer son propre territoire, certes nourri d’influences. On n’est pas trop surpris d’apprendre que Carlos Conceiçao a travaillé sur deux documentaires de Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra da Mata, figures de la nouvelle vague portugaise – le tandem de cinéastes avait ébloui la critique avec La dernière fois que j’ai vu Macao (2012), et Rodrigues a signé en solo une dizaine de longs-métrages depuis O Fantasma (2000).
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