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« Toy Story 5 » : quand Pixar s’endort

· Culture

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

Toy Story 5, en tant que tel, n’est pas un événement : film jeunesse soigné mais basique, qui martèle, si besoin en était, la nocive addiction de l’humanité aux écrans, particulièrement en bas âge. Tout le monde le sait, y compris les enfants. En l’occurrence, la fillette Bonnie, qui a reçu en héritage tous les jouets initiaux de la saga, les délaisse car on a lui a offert une tablette numérique. Pas bien, dit le tuto, tout en restant un tuto : le film est « correct », mais n’élabore aucune ambivalence, séquence ou dramaturgie singulière – et ses nouveaux personnages sont dispensables.

C’est d’autant plus attristant qu’il est coréalisé par l’un des pères fondateurs de Pixar, Andrew Stanton, coscénariste des quatre précédents volets de Toy Story, entre autres réalisateur du Monde de Nemo (2003) et du colossal Wall-E (2008) – merveille de complexion sur un robot qui est le dernier à être transi, dans la galaxie, devant une comédie musicale, entre Charlot et 2001, l’odyssée de l’espace (1968). On passe d’un data center vertigineux, qui contient dans ses processeurs sa propre abhorration, le comble de l’émotivité et de l’apathie, à une pauvre tablette en plastique, diffusant des avis d’éducatrice lasse.

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