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Travail le 1ᵉʳ-Mai : le Sénat examine le projet de loi en première lecture

· Politics

L’issue du scrutin est d’ores et déjà connue. Mardi 16 juin, le Sénat doit examiner le projet de loi qui permet aux boulangeries-pâtisseries artisanales et aux artisans fleuristes de faire appel, le 1er-Mai, à leurs salariés. Majoritaires au sein de cette chambre, les élus des groupes Les Républicains (LR) et Union centriste (UC) ont l’intention de voter pour le texte, mis au point par le gouvernement afin d’essayer de résoudre la controverse qui prospère sur le sujet depuis un peu plus d’un an. Défavorable à cette réforme, comme les autres syndicats et les partis de gauche, la CGT organise, en début d’après-midi, peu avant l’ouverture des débats dans l’Hémicycle, un rassemblement à proximité du Palais du Luxembourg, en présence de sa secrétaire générale, Sophie Binet.

Les discussions en séance vont, selon toute vraisemblance, être relativement rapides, car le projet de loi en question ne comporte qu’un seul article et la majorité sénatoriale souhaite qu’il soit adopté sans modification. Il offre la possibilité aux deux professions ciblées de déroger au caractère chômé du 1er-Mai, sous certaines conditions. Les salariés mobilisés ce jour-là devront être volontaires et percevoir une double rémunération. Qui plus est, il faudra que des accords de branche soient conclus de manière à préciser « les modalités de recueil de l’accord écrit » des travailleurs et la manière dont est pris en compte un éventuel « changement d’avis », comme le mentionne l’exposé des motifs.

Le texte s’inscrit dans un long feuilleton, avec, au commencement, une proposition de loi défendue par les sénateurs centristes. Approuvée en juillet 2025 au Palais du Luxembourg, elle avait pour effet d’autoriser le recours à des salariés, le 1er-Mai, sur un périmètre plus large : outre les boulangers-pâtissiers et les fleuristes, étaient également visés les commerces alimentaires de proximité (bouchers, poissonniers…) et des établissements culturels (cinémas, théâtres…). Neuf mois après, l’examen à l’Assemblée nationale de cette proposition de loi a dégénéré en bataille rangée : craignant l’obstruction de la gauche, les députés macronistes ont fait voter, le 10 avril, une motion de rejet pour que le texte puisse poursuivre son cheminement au Parlement. La manœuvre a déclenché un tollé, conduisant le premier ministre, Sébastien Lecornu, à reprendre en main le dossier.

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