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Trois albums à découvrir cette semaine, du piano sans limites de Sasha Stychkina au rap cinématographique de Kaaris

· Culture
  • Sasha Stychkina
    Debut
    Maurice Ravel : Menuet sur le nom de Haydn. Alexei Stanchinsky : 5 Préludes. Frédéric Chopin : Valse en la bémol majeur. Carl Maria von Weber : Sonate pour piano n° 1. Béla Bartok : 3 Etudes pour piano. Franz Liszt : Variations sur « Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen » de Bach. Sasha Stychkina (piano).

Sasha Stychkina
Debut
Maurice Ravel : Menuet sur le nom de Haydn. Alexei Stanchinsky : 5 Préludes. Frédéric Chopin : Valse en la bémol majeur. Carl Maria von Weber : Sonate pour piano n° 1. Béla Bartok : 3 Etudes pour piano. Franz Liszt : Variations sur « Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen » de Bach. Sasha Stychkina (piano).

Remarquée dès l’âge de 15 ans, lors de sa participation, en 2019, à la finale du concours Long-Thibaud-Crespin, Sasha Stychkina présente ici un premier disque qui ne saurait passer pour une simple carte de visite. D’une pièce à l’autre de ce programme ambitieux, une question perdure : la jeune pianiste n’a-t-elle aucune limite ? Cela semble le cas sur le plan esthétique avec un Ravel authentiquement hybride (entre harmonie classique et sonorités jazzy), un Chopin audacieusement ludique et un Stanchinsky qui parvient à exister entre Rachmaninov et Moussorgski. Cela l’est plus encore dans le domaine technique. Si la virtuosité romantique sied comme un gant – de punching-ball – à la musicienne gréco-russe, avec l’explosive Sonate n° 1 de Weber, le jonglage monumental de Bartok lui vaut une prestation à couper le souffle. Et l’auditeur a bien besoin de reprendre sa respiration pour suivre l’aventure de l’ovni lisztien dans l’espace de Bach qui conclut magistralement ce disque. Quinze minutes de conquête et pas une seconde d’hésitation. L’univers de Sasha Stychkina paraît donc infini. Pierre Gervasoni

  • Swim Deep
    Hum

Swim Deep
Hum

Le musicien et producteur Bill Ryder-Jones a la réputation de transformer en or tout ce qu’il touche – The Coral, Arctic Monkeys, Michael Head –, et sa précédente collaboration avec Swim Deep, le superbe There’s A Big Star Outside (2024), n’y faisait pas exception. Pour leur cinquième album, le quintette britpop de Birmingham (Angleterre) emmené par le chanteur Austin « Ozzy » Williams s’est à nouveau adjoint les services du prodige de Liverpool (Angleterre). Cependant, il faut bien reconnaître que Hum se révèle en dessous de nos espérances, conséquence d’un récent remaniement interne. Rythmique folk ouatée, arpèges carillonnant, refrain doux et vaporeux… tout est soigné et de bon goût mais manque de caractère voire sonne comme une réminiscence d’autres groupes. Comme ce Such a Fool qui n’évite pas la comparaison avec le Shiver (2000), de Coldplay. Swim Deep sait pourtant encore nous transporter à quelques occasions – l’aérien Broken, le shoegaze Mud et l’ambitieux You, Me and Mary bordé d’un mellotron et d’une scie musicale, onirique comme du Mercury Rev. Franck Colombani

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