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Un animateur périscolaire du Var mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur trois enfants

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Un animateur périscolaire dans la ville d’Hyères (Var) a été mis en examen pour des agressions sexuelles et viols sur trois enfants, dont deux commis dans le cadre de son activité professionnelle. L’homme de 58 ans « conteste l’intégralité des faits qui lui sont reprochés », a annoncé, mardi 28 juillet, le parquet de Toulon.

L’animateur, intervenant dans le centre périscolaire d’une école primaire, avait été suspendu dès les premières dénonciations, en février. Il est mis en cause pour « une agression sexuelle au préjudice d’un garçon de 5 ans » mais aussi « des viols par pénétrations digitales et des agressions sexuelles » sur une fillette de 6 ans, a précisé le procureur de Toulon, Raphaël Balland. Les faits « auraient été commis » entre janvier et février, selon le procureur.

Il est aussi accusé de « viols et agressions sexuelles beaucoup plus anciens » commis à Hyères entre 2005 et 2009 sur une troisième victime, qui avait à l’époque entre 8 et 12 ans. Cette dernière « passait des vacances avec sa famille à proximité du domicile du mis en cause », selon le parquet. Aujourd’hui âgée de 29 ans, la plaignante « affirmait que ces faits lui étaient revenus à la mémoire après avoir vu la photo du mis en cause diffusée sur les réseaux sociaux. »

Contrôle judiciaire avec interdiction de résider dans le Var

L’affaire avait suscité ces derniers mois des remous sur les réseaux sociaux avec « de très nombreux messages de haine et de menaces de mort », selon le parquet. Un « influenceur » local avait même diffusé l’identité et la photographie du mis en cause.

L’animateur a été mis en examen mardi. Alors que le parquet avait requis sa détention provisoire, il a été placé « sous contrôle judiciaire avec notamment les interdictions de résider dans le Var, d’entrer en relation avec les victimes et d’exercer toute activité en lien avec des mineurs », a également fait savoir le parquet.

Ces derniers mois, plusieurs affaires de violences sexuelles imputées à des animateurs du périscolaire ont suscité la colère de l’opinion publique, particulièrement à Paris, où, depuis le début de 2026, 52 animateurs ont été suspendus pour « suspicions de violences sexuelles ou sexistes ». Après le viol et le meurtre de Lyhanna, 11 ans, dont le corps a été retrouvé début juin dans le Gers, les autorités judiciaires et les forces de l’ordre ont aussi été critiquées pour les dysfonctionnements dans le traitement de ce type de dossier.