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Un enseignant du Vaucluse mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs

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Un enseignant d’un lycée d’Orange (Vaucluse) a été mis en examen pour au moins deux viols, quatre agressions sexuelles et une tentative d’agression sexuelle commis sur plusieurs élèves entre 2003 et 2026, a annoncé, jeudi 2 juillet, le parquet de Carpentras.

L’homme de 55 ans a été présenté au parquet jeudi, mais n’a pas été placé en détention provisoire, comme l’avait demandé le procureur, mais placé sous contrôle judiciaire sur décision du juge des libertés et de la détention (JLD).

Il a toutefois l’interdiction de s’absenter de son domicile, de quitter le Vaucluse, d’entrer en relation avec les victimes, d’exercer une profession en contact avec les mineurs et l’obligation de se soumettre à un traitement médical ou des soins, a précisé le parquet dans un communiqué.

Après avoir recueilli les témoignages de plusieurs victimes présumées ayant dénoncé des faits qui auraient été commis entre 2003 et 2026, le parquet a ouvert une information judiciaire « notamment en vue d’identifier d’éventuelles victimes supplémentaires ».

Des soupçons qui s’étendent sur plus de deux décennies

L’enseignant est soupçonné d’avoir commis des viols à Orange sur un mineur entre le 1er octobre 2008 et le 23 mai 2009 et sur un autre mineur entre janvier 2020 et le 31 juillet 2021. Il est aussi suspecté d’agressions sexuelles sur un mineur de plus de 15 ans en 2008, et sur deux autres entre 2003 et fin 2005. Une autre victime aurait été agressée de 2008 à juin 2026. Enfin il est aussi poursuivi pour une tentative d’agression sexuelle sur un mineur de plus de 15 ans.

Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a ordonné que soient passées en revue d’ici le 14 juillet les 70 000 plaintes actuellement dans les tribunaux qui impliquent des enfants.

Dans un rapport publié le 22 juin, l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et celle de la justice (IGJ) ont fait état, dans le cas de la mort de Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée morte dans le Gers début juin, de nombreux dysfonctionnements. Les rapporteurs ont ainsi estimé que « l’urgence n’a pas été prise en compte ».