Une conférence du député LFI Raphaël Arnault prévue à Lyon le 5 novembre annulée pour raisons de « sécurité »
Une mairie d’arrondissement de Lyon a annulé pour des raisons de « sécurité » la réservation d’une salle municipale où le député La France insoumise (LFI) Raphaël Arnault devait tenir une conférence le 5 novembre, a déclaré jeudi 29 octobre la ville de Lyon à l’Agence France-Presse (AFP).
Le député du Vaucluse a publié en début de semaine sur son compte Instagram une affiche annonçant des « débats et échanges » en sa présence autour de son livre Antifasciste (La Dispute, 180 pages, 13 euros) le 5 novembre, dans une salle municipale de la mairie du 8e arrondissement de Lyon.
Mais cette mairie dirigée par Olivier Berzane (Les Ecologistes) « a décidé d’annuler la réservation de la salle polyvalente par l’association organisatrice de la rencontre. (…) Cette décision est motivée par les risques que comporte la tenue de cet événement, programmé un jour de forte mobilisation sociale », a affirmé la ville de Lyon, conduite par l’écologiste Grégory Doucet. « C’est dans ce contexte, et sans garantie que les conditions de sécurité nécessaires soient réunies, que cette décision a été prise », a poursuivi la ville de Lyon, tout en rappelant « son attachement à l’expression de la diversité des opinions et sa responsabilité afin que celles-ci puissent s’exercer sereinement ».
La députée (La France insoumise) du Rhône Anaïs Belouassa-Cherifi, intervenante prévue à cette conférence, a annoncé jeudi à l’AFP qu’elle entendait contester cette décision d’annulation, y compris sur le plan judiciaire.
Affaire Deranque
Mercredi, la députée (Rassemblement national) du Rhône Tiffany Joncour avait réclamé au préfet du Rhône l’interdiction de cette conférence, en référence à l’affaire Deranque.
Cofondateur du mouvement antifasciste la Jeune Garde antifasciste, aujourd’hui dissous, Raphaël Arnault est dans la tourmente depuis la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon en février, décédé après avoir été violemment frappé au sol par plusieurs personnes encagoulées. Les coups lui avaient été portés après une bagarre entre militants d’ultragauche et d’ultradroite, et 14 personnes ont été mises en examen pour meurtre ou complicité dans cette affaire, dont des proches de Raphaël Arnault, parmi lesquels son attaché parlementaire.