Voice of Freedom Повна версія

Une enquête pour prise illégale d’intérêts a été ouverte après un signalement visant Renaud Muselier

· Main news

Une enquête a été ouverte pour prise illégale d’intérêts après un signalement visant le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), Renaud Muselier, a appris l’Agence France-Presse (AFP), mercredi 15 juillet, auprès du parquet de Marseille.

Dans un signalement au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, qui enjoint à toute autorité ou fonctionnaire ayant connaissance d’un délit de le signaler au procureur, un fonctionnaire du conseil régional resté anonyme affirme que « l’homme à tout faire » d’un chalet appartenant à Renaud Muselier dans les Alpes-de-Haute-Provence serait salarié d’une société ayant des contrats avec la collectivité.

Selon le journal Nice-Matin, cet ancien skieur professionnel aurait été recruté en octobre 2024 par une agence de communication, « attributaire régulier de marchés pour la région » Provence-Alpes-Côte d’Azur. Mais il assurerait, en fait, gardiennage et entretien du chalet du président de la région PACA, où il aurait par ailleurs domicilié deux sociétés.

« Rien à me reprocher »

« Je n’ai rien à me reprocher, les procédures de la région sont super claires sur l’attribution des marchés », a réagi Renaud Muselier auprès de l’AFP, soulignant que la collectivité dispose d’une « double certification anticorruption ».

Le candidat aux élections sénatoriales, qui ne mènera finalement pas la liste de rassemblement entre le centre macroniste et Les Républicains (LR) mais qui a promis de quitter la présidence de la région PACA en cas de victoire lors du scrutin de la fin du mois de septembre, a par ailleurs critiqué « une dénonciation calomnieuse anonyme ».

Il assure « envisager de porter plainte en diffamation », déplorant une « saison des poubelles ». L’ancien député des Bouches-du-Rhône, passé par LR avant de rejoindre le camp macroniste en 2022, a également assuré à Nice-Matin qu’il n’avait « pas de gardien à [son] chalet (…) mais une locatrice ».