Violence contre les élus : des attaques plus ciblées et plus directes, selon un rapport
Thomas Boulay, édile de Beuxes (Vienne), assailli par deux individus encagoulés le 21 juillet ; exfiltration de Christophe Rivenq, à Alès (Gard), le 20 juillet après avoir reçu un courrier contenant des balles à son domicile ; Alexandre Garcin, maire sortant de Roubaix (Nord), pourchassé par une voiture le 18 mars… Les agressions à l’égard des élus locaux se sont multipliées en France ces dernières années, selon l’organisation non gouvernementale américaine Armed Conflict Location and Event Data (Acled), qui collecte les données relatives aux violences politiques et aux conflits, dans un rapport publié en avril.
A l’échelle européenne, la France figure parmi les pays où les élus ont été les plus ciblés en 2025 : l’Acled y a recensé quatorze atteintes. A titre de comparaison, l’Italie a enregistré soixante-trois événements violents contre des personnels politiques au cours de la même année, contre huit en Allemagne et un en Espagne. « Entre 2020 et 2024, les représentants des collectivités locales étaient surtout visés par des violences contre les biens et les édifices publics. En 2025, ce sont les attaques physiques qui ont prédominé », explique Joël Crisetig, directeur de recherche au bureau Europe de l’Ouest de l’Acled.
Il vous reste 75.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.