Violences dans le périscolaire : « La France ne protège pas assez ses enfants », conclut la commission d’enquête sénatoriale
Le calendrier accéléré de la commission d’enquête sénatoriale sur la prévention et le traitement des violences dans le périscolaire témoigne du sentiment d’urgence. Alors que les parlementaires avaient jusqu’à la fin de l’année pour mener leurs travaux, la restitution de leur rapport a été avancée au jeudi 15 octobre pour s’accrocher à la navette du projet de loi sur la protection de l’enfance, attendu le 27 octobre au Sénat. « Nous n’avons pas le choix : si l’on veut que ces recommandations ne soient pas des vœux pieux, mais soient traduites concrètement dans la loi, il faut profiter de cette ouverture », a justifié la rapporteuse Agnès Evren (Les Républicains) en présentant ses préconisations à la presse, dont certaines seront traduites en amendements au projet de loi.
A l’issue de la soixantaine d’auditions menées depuis le 1er juillet, la sénatrice, qui siège également au Conseil de Paris, en est arrivée à la conclusion que « la France ne protège pas assez ses enfants ». « La loi du silence et le déni collectif sont encore bien trop puissants dans notre société. Nous sacralisons l’enfant et, en même temps, nous détournons le regard lorsqu’il est en danger : c’est cette omerta que nous avons rencontrée dans ces auditions », a-t-elle dénoncé en préambule. « Derrière chaque affaire, il y a des défaillances collectives que nous ne pouvons plus accepter. Notre système intervient trop souvent après que les violences ont eu lieu et non pas avant pour les empêcher. »
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