Votes forcés, exclusion d’observateurs… les élections en Russie orchestrées par le Kremlin
A Moscou et dans sa région, la guerre a rattrapé les électeurs. A l’aube du troisième et dernier jour des élections législatives, dimanche 20 septembre, l’Ukraine a envoyé des centaines de drones sur la capitale russe et ses banlieues. Bilan provisoire : au moins deux morts, 400 personnes évacuées, plusieurs habitations endommagées. « Cette attaque sans précédent a été clairement planifiée pour perturber les élections », a dénoncé le maire de Moscou, Sergueï Sobianine.
Il n’a, bien sûr, pas évoqué les attaques russes qui, samedi soir, ont fait au moins quatre morts dans la périphérie de Kiev. Assurant que la Russie a abattu plus de 1 600 drones depuis samedi, dont 450 visant Moscou, il a prévenu : « L’adversaire a échoué dans son objectif. » Ella Pamfilova, présidente de la commission électorale, a, quant à elle, dénoncé « plus d’un millier » d’attaques informatiques qui, menées contre le système de vote électronique, sont « des signes d’une ingérence ukrainienne ».
Ces législatives sont les premières depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022. Cet été, la guerre est entrée dans le quotidien des Russes, avec des frappes de drones ukrainiens sur les raffineries pétrolières, les entrepôts des géants de l’e-commerce et d’autres infrastructures, brisant l’illusion d’une vie normale entretenue jusque-là par le Kremlin.
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