Zurbaran au Louvre : l’art religieux sans emphase ni mélo
Hormis Velazquez, la peinture espagnole du XVIIe siècle, c’est sombre, bigot et barbant. Ou, pour parler comme un historien d’art bien élevé, « caravagesque et marqué par l’ascétisme monastique ». Des alignées de saints, de martyrs et de mystiques émaciés les yeux levés au ciel, peints obscurs plutôt que clairs, sauf peut-être la lumière divine qui palpite dans leurs orbites… Du moins le pense-t-on. Le Musée du Louvre entend démontrer que non.
Ou alors, pas seulement, grâce à l’exposition consacrée à Francisco de Zurbaran (1598-1664), organisée en collaboration avec la National Gallery de Londres et l’Art Institute de Chicago. On n’en avait pas vu autant à Paris depuis 1988, quand il avait eu les honneurs du Grand Palais.
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