A Barcelone, les architectes au chevet d’une planète en transition
Tandis que la vague de chaleur qui a asphyxié la France pendant dix jours se propageait à l’Allemagne et à la Pologne, le thermomètre, à Barcelone, frisait les 35 degrés. C’est dans ce climat que s’est ouvert, le 28 juin, au Parc des expositions CCIB, le 27e congrès de l’Union internationale des architectes. Dix mille participants venus de 130 pays différents s’y étaient donné rendez-vous, soit près de deux fois plus qu’en 2023, à Copenhague, où s’était tenue l’édition précédente.
Ce succès est le résultat d’un désir de réforme affiché par l’organisation, qui l’a conduite pour la première fois depuis 1948, année de sa création, à en déléguer la programmation à des commissaires indépendants. Un collectif de six architectes barcelonais, en l’occurrence, choisis sur concours, qui ont voulu transformer cet événement institutionnel en un laboratoire visant à refonder les principes de l’architecture. Le titre : Becoming. Architecture for a planet in transition (« En devenir. Architecture pour une planète en transition »).
En lieu et place des traditionnelles conférences d’architectes présentant leur travail, ils ont proposé des débats thématiques qui balayaient le spectre des crises auxquelles l’architecture doit se confronter aujourd’hui. Une grande exposition leur faisait écho, ainsi qu’une série de projets de recherche spécialement commandés pour l’événement. Le lieu choisi, une centrale désaffectée aux airs de cathédrale post-apocalyptique, située sur un terrain vague au bord de la mer, était la véritable vedette de l’événement.
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