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A Beauvais, avec les passagers de Ryanair, plongée dans l’univers des vols ultra-low cost : « Je paie 35 euros pour l’aller-retour, mais c’est parce que je n’emporte qu’un tout petit sac à dos »

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Le lieu tient davantage du hangar commercial que de l’idée qu’on peut se faire d’un aéroport international. Deux bâtiments mornes et étonnamment exigus abritent les deux terminaux de l’aérogare ; un seul étage, quelques espaces pour la restauration et des files d’attente qui se forment aux portiques de sûreté placés tout près de l’entrée. En ce vendredi 18 septembre, les passagers débarquent en continu des vastes parkings contigus et de la navette routière qui arrive de Paris, à 85 kilomètres de là.

Nous voici dans le plus « cheap » des grands aéroports français, le neuvième de l’Hexagone en termes de fréquentation, classé entre Nantes et Bordeaux. Il a vu passer 6,7 millions de voyageurs en 2025 et se revendique comme la troisième plateforme aéroportuaire parisienne (d’où son nom officiel « Paris-Beauvais »). En réalité, il se distingue d’abord par le fait qu’il est la principale porte d’entrée en France des compagnies aériennes, dites « ultra-low cost » : l’irlandaise Ryanair (81 % des mouvements à Beauvais), la hongroise Wizz Air (16 %) et, très marginalement, la roumaine HiSky (2 %) ainsi que l’espagnole Volotea (1 %).

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