A l’approche du centre de données, un bourdonnement sourd emplit l’air, évoquant une symphonie discordante émise par des milliers de grillons métalliques. Le bâtiment de tôle gris sans fenêtres entouré de caméras de sécurité fait partie de la quarantaine de centres de données installés sur le Slough Trading Estate, un parc industriel à moins d’une heure du centre de Londres, dans le Berkshire. « Les vibrations et le bruit m’empêchent de dormir la nuit », raconte Sarah (prénom d’emprunt), une résidente qui vit à proximité.
Ces infrastructures agissent aussi comme un « îlot de chaleur », explique Ambily Banerjee, une mère de famille, scientifique de formation, qui a pris la tête du mouvement de contestation Slough Against Data Centres (« Slough contre les centres de données »). Elle s’appuie sur une étude de l’université de Cambridge publiée en mars, selon laquelle les centres de données engendrent une hausse moyenne de 2 °C et maximale de 9 °C dans leur environnement immédiat.
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