Culture

A la Fondation Pernod Ricard, à Paris, l’artiste Arash Nassiri revisite les « palais persans » de Beverly Hills

A la Fondation Pernod Ricard, à Paris, l’artiste Arash Nassiri revisite les « palais persans » de Beverly Hills

Téhéran est devenu une entité fantasmatique dans le travail d’Arash Nassiri. Il y est né, en 1986, avant de faire ses études en France (les Beaux-Arts et les Arts décoratifs à Paris, la vidéo au Fresnoy, à Tourcoing) et de s’installer à Berlin. Mais c’est par le prisme de Los Angeles, ville qui concentre la plus grande communauté iranienne du monde depuis la révolution de 1979, qu’il revisite sa ville natale.

Après Tehran-Geles (2014), où Los Angeles est filmée comme s’il s’agissait de Téhéran, et City of Tales (2017), sur le Nouvel An persan à Los Angeles, l’artiste prolonge ce dialogue visuel et architectural avec une nouvelle vidéo, intitulée A Bug’s Life (« une vie d’insecte », 2026), présentée à Paris à la Fondation Pernod Ricard, avec pour cadre les « palais persans » de Beverly Hills. Ces derniers sont d’imposantes maisons individuelles au style composite, avec péristyle, colonnades et escalier central circulaire, où rien, finalement, n’est persan, mais qui affirme un goût pour l’opulence, revisite le baroque français et l’antiquité grecque et romaine avec force ferronneries et ornements néoclassiques.

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