A l’aube de l’élection présidentielle, une envie de renverser le « système » traverse la jeunesse française
Brinquebalée au milieu des tensions géopolitiques, la France est un chaudron social. Inflation persistante, prix des carburants, pouvoir d’achat en berne dans beaucoup de catégories de la population… Cette rentrée préprésidentielle aurait pu être dominée par la question du niveau de vie des seniors. Après tout, le projet de loi de finances pour 2027 propose de mettre à contribution les retraités pour amoindrir de quelques dixièmes le déficit de la France. Ce sont pourtant les adolescents qui se sont invités au débat, bloquant les lycées, manifestant avec des pancartes et criant pour certains leur haine de la police.
Les deux thèmes sont-ils si différents ? La génération du baby-boom et les suivantes ont laissé des montagnes de dettes. Les jeunes adultes le ressentent de plus en plus et le supportent de moins en moins. Car derrière les revendications sur la rénovation des établissements, sur les emplois du temps et le manque de profs apparaissent les angoisses sur le fardeau climatique, sur le manque de moyens créé par une dette financière abyssale mais aussi les rancœurs contre un personnel politique qui laisse un pays désemparé, prêt à basculer à l’extrême droite.
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