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A l’Ecole alsacienne, une crise existentielle où se déchire l’élite intellectuelle

A l’Ecole alsacienne, une crise existentielle où se déchire l’élite intellectuelle

L’évènement est suffisamment exceptionnel pour être noté : mardi 2 juin, une partie des personnels de l’Ecole alsacienne était en grève. Ils réclament l’annulation du vote du nouvel organigramme de direction adopté lors d’un conseil d’administration, le 26 mai, alors que deux élues représentant les enseignants n’étaient pas présentes.

Pour cet établissement privé sous contrat qui accueille 1 850 élèves, la plupart enfants de la bourgeoisie intellectuelle, le mouvement social arrive en point d’orgue d’une crise de succession sans précédent. Elle se noue en novembre 2025, lorsque le conseil d’administration de l’association Ecole alsacienne désigne un successeur à l’emblématique directeur, Pierre de Panafieu, qui doit partir à la retraite en 2027 après avoir incarné l’école pendant 25 ans.

Ce dernier conteste les conditions dans lesquelles Nicolas L’Hôtellier, le proviseur du lycée français de Sydney, a été choisi pour le remplacer au détriment de son dauphin, Brice Parent, le directeur du collège-lycée. Un bras-de-fer s’en suit, soldé par le licenciement pour faute grave de Pierre de Panafieu, en février – décision cassée par le conseil des Prud’hommes, qui prévoit son retour dans ses fonctions au 29 mai. Mais à quelques heures de l’échéance, dans la nuit du 26 mai, le conseil d’administration publie sur l’intranet de l’établissement un nouvel organigramme de direction pour la rentrée 2026. Si Pierre de Panafieu est bien de nouveau directeur, un poste d’adjoint est également créé pour Nicolas L’Hôtellier. Brice Parent, candidat malheureux au poste de directeur, n’est pas reconduit.

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