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Violences après la victoire du PSG : Sébastien Lecornu pointe un « phénomène de délinquance global »

Violences après la victoire du PSG : Sébastien Lecornu pointe un « phénomène de délinquance global »

« En colère » contre les violences qui ont éclaté en France après la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, Sébastien Lecornu a dénoncé, mardi 2 juin, une « inversion des valeurs » qui consisterait à incriminer les forces de l’ordre, en assurant policiers et gendarmes de son soutien inconditionnel.

« On ne peut pas être dans une schizophrénie (…) laissant à entendre que ce sont les forces de l’ordre qui créeraient le désordre. L’inversion du récit, l’inversion des valeurs est le début du combat politique et culturel qu’il nous faut mener », a affirmé devant l’Assemblée nationale le premier ministre lors de la session hebdomadaire de questions au gouvernement. Une allusion à des propos tenus par la députée de La France insoumise Clémence Guetté, qui avait accusé les forces de l’ordre d’avoir « chargé des gens qui ne commettaient aucun débordement ».

L’exécutif et les autorités policières et judiciaires ont défendu mardi le dispositif de sécurité massif mis en place pour la finale de la Ligue des champions, insistant sur la réactivité des forces de l’ordre pour mettre un terme aux exactions. Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a dit devant les députés qu’avait été établi « un dispositif extrêmement solide, extrêmement vigoureux ».

Au total, samedi et dimanche, il y a eu « plus de 890 interpellations, en hausse de plus de 45 % » par rapport à 2025, lorsque le club parisien avait remporté son premier trophée européen, selon M. Nuñez. Le ministre a précisé que 720 gardes à vue avaient été prononcées. Il a condamné fermement « l’action de ces jeunes voyous, de ces casseurs qui, en marge des événements, ne viennent que pour une chose : piller les commerces, dégrader » les biens, en soulignant une particularité de cette année : « Plus de la moitié des actes de violence étaient dirigés contre les forces de sécurité intérieure. »

Sur les profils des personnes interpellées, 98 % sont des hommes, 2 % des femmes, « un tiers » des mineurs, « 85 % de Français » et les récidivistes sont « minoritaires », a précisé Sébastien Lecornu, qui considère qu’il ne s’agissait pas de « violences des supporteurs » mais d’un « phénomène de délinquance beaucoup plus global ».

Sébastien Lecornu insiste sur la responsabilité individuelle

Le chef du gouvernement a souhaité « aller plus loin » dans la sanction. Il a appelé à une adaptation du droit, en particulier sur les « tirs de mortiers », la « surveillance algorithmique », les « interdictions de stade » ainsi que sur l’usage de stupéfiants et de protoxyde d’azote, en disant estimer que « l’ensemble de ces violences se font parfois malheureusement, on le vérifiera, sur fond d’addiction ». Le premier ministre a également insisté sur le principe de responsabilité individuelle : « Un auteur d’un acte de violence ou de dégradation doit pouvoir réparer. »

Dans l’hémicycle, Sébastien Lecornu a toutefois assuré qu’il n’était « pas favorable à la suspension des prestations sociales », mais à ce que « ces prestations, en dehors du reste à vivre, financent justement ces réparations ». Le premier ministre a annoncé qu’il proposerait au président de la République la convocation d’une session extraordinaire, afin d’inscrire le projet de loi Ripost à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale la semaine du 6 juillet, pour « faire rentrer dans notre droit le plus rapidement possible une réponse adaptée à l’ensemble de ces délinquances ».

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