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A Limoges, la « colère » » et la « sidération » après l’incendie qui a ravagé l’hôtel de ville

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« J’étais horrifiée, mais malgré la violence de ce que je voyais, je n’arrivais pas à partir. » Au lendemain de l’incendie volontaire qui a ravagé l’hôtel de ville de Limoges, samedi 17 octobre, Anne (qui n’a pas souhaité donner son nom comme toutes les personnes citées par leurs prénoms) est revenue sur les lieux et se dit encore « effarée ».

Comme cette enseignante de 47 ans, des centaines de badauds étaient présents dimanche matin, devant la façade en partie noircie de l’édifice, pour constater le désastre. « J’éprouve du dégoût », réagit Yacine, 26 ans, quand Marine, 18 ans, étudiante à la faculté de lettres, au bord des larmes, dit avoir « mal au cœur ». « Je ne comprends pas comment on a pu en arriver là. » Dimanche soir, un rassemblement pour déplorer les violences a été organisé devant l’édifice, rassemblant 7 000 personnes selon la mairie.

La veille, à l’issue de la manifestation contre la vie chère, qui a rassemblé 5 500 personnes à Limoges, un groupe d’individus s’est attaqué à l’aile est de la mairie, provoquant un incendie volontaire. En trois heures, la toiture du bâtiment historique inauguré en 1883, dont l’architecture s’inspire de l’hôtel de ville de Paris, s’est totalement embrasée. La scène du brasier a suscité stupeur et incrédulité. « On voit d’ordinaire ces images sur BFM-TV à Paris, Lyon, Marseille, mais pas ici », commente Marie-Laure David, sapeur-pompier volontaire, venue relayer ses collègues de Haute-Vienne mobilisés tout au long de la nuit.

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