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A Londres, la Tate Modern explore l’engouement pour la peintre Frida Kahlo devenue une icône mondiale

· Culture

Une force d’expression aussi frontale que délicate, une manière d’assumer ses souffrances physiques et morales dans un style tout à la fois cru et sensuel : Frida Kahlo (1907-1954) a su imprimer sur la toile et sur son époque sa personnalité puissante et son identité complexe de manière exponentielle jusqu’à aujourd’hui.

C’est sur cette bascule entre une jeune peintre mexicaine de la première moitié du XXe siècle qui aura peint 143 tableaux, dont 55 autoportraits, et l’icône mondiale qu’elle est devenue que la Tate Modern, à Londres, a décidé de se pencher, vingt ans après la grande rétrospective qu’elle avait consacrée à l’artiste.

« Il est impossible de séparer la vie et l’œuvre de cette singulière personne. Ses peintures constituent sa biographie », avait écrit d’elle l’écrivain et critique d’art José Moreno Villa (1887-1955) à l’occasion de la première exposition monographique de l’artiste, à Mexico, en 1953. Touchée par la polio à 6 ans, Frida Kahlo se destinait à être médecin, et elle était l’une des rares jeunes filles de son prestigieux lycée de Mexico lorsque, en 1925, l’année de ses 18 ans, un grave accident de bus vient briser sa colonne vertébrale, son bassin, ainsi que ses rêves d’études.

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