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A Marseille, le marché du Soleil, haut lieu de la contrefaçon, devant la justice

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Procès après procès, la justice referme une à une les pages d’une histoire de Marseille révolue, souvent qualifiée de folklorique en dépit de l’exploitation de personnes fragiles, comme les prostituées ou les travailleurs sans papiers. Après la condamnation en avril des tenancières d’une dizaine de « bars américains » du quartier de l’Opéra, à deux pas du Vieux-Port – autant d’antichambres du proxénétisme aujourd’hui remplacées par des enseignes touristiques –, les juges s’apprêtent à mettre un point final à l’aventure du marché du Soleil.

Quinze personnes sont jugées depuis lundi 22 juin pour avoir fait fonctionner ce bazar, dans le quartier de la porte d’Aix, longtemps fréquenté par des clients en quête de bonnes affaires, de textile pas cher, de robes de mariée marocaines…

Les 170 boutiques-box de cette galerie commerciale ne répondant plus aux normes de sécurité ont été peu à peu envahies par les contrefaçons : parfums, baskets, tee-shirts venant de Chine et floqués parfois sur place avec de fausses étiquettes de marques. Beaucoup y trouvaient leur compte, comme l’a résumé un commerçant devant les douanes qui venaient de lui saisir un millier de paires de chaussures, des copies importées de Turquie : « Je vends les Nike TN 35 euros. C’est pour les pauvres qui ne peuvent pas se permettre de s’acheter des baskets à 200 euros. »

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