A Nîmes, le nouveau maire communiste Vincent Bouget met la gauche en pratique
Le soir du premier concert du festival de Nîmes, le 11 juin, Vincent Bouget quitte les arènes. Une bande de jeunes le reconnaît et se met à chanter : « Et pour Vincent, allez, allez ! » Le nouveau maire de Nîmes, qui venait d’assister au show de Théodora en famille, accepte de poser pour quelques selfies. Il reviendra à plusieurs concerts au cœur des arènes, fuyant la tribune officielle. « J’ai toujours préféré être debout et à cet endroit pour les concerts », affirme l’élu communiste. Cette scène, insolite, est révélatrice des cent premiers jours du maire de Nîmes.
Depuis sa prise de fonction le 27 mars, Vincent Bouget s’active à installer une image de maire de terrain. Assemblées générales des comités de quartier ou d’associations, présence aux événements sportifs, réunions avec les directeurs et directrices d’école et avec les parents d’élèves élus… Mais aussi rencontres avec les institutions, le préfet, et l’ensemble des maires de la communauté de communes, avec le monde économique, déplacement à l’Elysée…
Son agenda est rythmé par de multiples rendez-vous destinés autant à gouverner qu’à installer une nouvelle manière d’exercer le pouvoir, avec pour mot d’ordre la proximité. Dans cette ville de 150 000 habitants, jusqu’alors dirigée par la droite depuis vingt-cinq ans, et par un même maire, Jean-Paul Fournier (Les Républicains), Vincent Bouget, 46 ans, incarne une rupture politique et symbolique.
Il vous reste 78.97% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.