Culture

A Pantin, le festival Côté court révèle un cinéma français plus ébouriffé et plus joueur que le format long

A Pantin, le festival Côté court révèle un cinéma français plus ébouriffé et plus joueur que le format long

Le festival Côté court fête sa 35e édition. Née en 1992, la manifestation réunit chaque année la fine fleur du court-métrage français dans l’enceinte du Ciné 104, à Pantin (Seine-Saint-Denis), salle municipale réputée et modèle d’équipement public de la petite couronne parisienne. Cette édition, qui se déroule du 3 au 13 juin, pour un festin de 187 films, sera également la dernière pour son fondateur et directeur artistique, Jacky Evrard, qui quittera ses fonctions à la fin du mois d’août.

L’heure invitant au point d’étape, il était temps de rappeler nombre de cinéastes prestigieux, jadis passés par la pépinière Côté court : Alain Guiraudie, Emmanuel Marre (tout juste auréolé du Prix du scénario à Cannes pour Notre salut), Emmanuel Mouret, Bertrand Mandico, Sophie Letourneur ou Lucie Borleteau viendront y présenter leurs propres coups d’essai ou ceux des autres.

Trop souvent considéré comme marchepied vers le long, le court-métrage se pose surtout en alternative à celui-ci, comme en atteste le cru 2026 de Côté court en ses différentes sections (dont trois sont compétitives). Idéalement placé dans la foulée de Cannes, le festival pantinois présente un autre visage du cinéma français, plus ébouriffé, plus joueur, comme délesté des obligations du long.

Il vous reste 77.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué