Politique

A Paris, David Belliard et Lucie Castets découvrent la dure réalité des maires d’arrondissement

A Paris, David Belliard et Lucie Castets découvrent la dure réalité des maires d’arrondissement

Etre maire d’arrondissement, ni l’un ni l’autre n’en rêvait particulièrement. Dans le 12e, Lucie Castets a même fait la moue quand Emmanuel Grégoire lui a demandé, à un mois des élections municipales, de conduire la liste locale d’union de la gauche, à la place de la maire sortante, Emmanuelle Pierre-Marie, écartée pour son management jugé toxique. Dans le 11e voisin, l’écologiste David Belliard a hérité de cette mairie acquise à la gauche depuis 1995 un peu comme lot de consolation, en échange de son renoncement à être candidat pour la mairie centrale, dans le cadre de l’accord d’union de la gauche au premier tour.

Un peu plus de deux mois après leur entrée en fonction, les deux sont à l’unisson : c’est « éprouvant » mais ils « adore[nt] ». Jusqu’alors habitués à fréquenter l’Hôtel de Ville, l’une comme conseillère puis directrice financière (2020-2024) et l’autre comme adjoint en charge des transports et de la voirie (2020-2026), ces deux élus prennent conscience de la dure réalité des responsabilités locales. « J’avais une vision très macro, je sous-estimais sans doute l’ampleur du rôle des maires d’arrondissement », admet Lucie Castets, qui compte dans le contingent des écologistes sans avoir sa carte au parti.

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