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A Riyad, un réseau de transport public créé ex nihilo pour transformer la ville

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Pour les piétons, difficile d’imaginer ville plus inhospitalière que Riyad. Des artères interminables aux airs d’autoroutes, certaines à quatre ou cinq voies dans chaque sens. Les voitures, si possible imposantes, filent à 120 kilomètres-heure, quand elles ne sont pas engluées dans les embouteillages qu’elles engendrent. Accablé par une chaleur aussi sèche qu’infernale, celui qui s’aventurera ici à pied ne trouvera que de rares trottoirs pour cheminer et peu de passages piétons, l’obligeant à d’interminables détours pour franchir le flux de grosses cylindrées.

Malgré les apparences, Riyad a entamé une mue vers une autre forme de mobilité en créant ex nihilo un système de transport public. Une transformation dont le point d’orgue a été l’inauguration, en décembre 2024, de six lignes de métro automatique, 85 stations et 176 kilomètres de voies, soit le plus grand réseau automatique du monde, dixit le Guinness des records. Et avant cela, à partir de 2023, la capitale du royaume s’était dotée d’une centaine de lignes de bus et de quelque 3 000 arrêts répartis dans une ville étendue comme près de vingt fois Paris.

Une révolution dans « une ville en damier, pensée sur le modèle américain » dans les années 1970, dans laquelle « la morphologie et la distribution spatiale des activités, l’organisation et le dimensionnement des voiries ainsi que toutes les pratiques de mobilité sont orientées vers l’automobile », note Aniss Mezoued, docteur en urbanisme et maître de conférences à l’université Saad Dahlab de Blida (Algérie).

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