A Strasbourg, des projets de l’ancienne maire écologiste Jeanne Barseghian sur la sellette en raison de l’alternance municipale
Jusqu’où, à la faveur de l’alternance, est-il judicieux de remettre en cause les aménagements ou de détricoter des projets de l’équipe municipale précédente ? A Strasbourg, la majorité menée par Catherine Trautmann (Parti socialiste), qui s’est alliée au centre pour remporter le scrutin du 21 mars, a, depuis son entrée en fonctions, multiplié les annonces de modifications d’aménagements ou d’abandon de chantiers lancés par sa prédécesseure écologiste, Jeanne Barseghian : réduction des tarifs du stationnement en voirie, remise à plat de schémas de circulation, abandon de projet d’une plaine festive ou d’une passerelle vélo-piéton entre un quartier de Strasbourg et une commune limitrophe, etc.
A l’appui de ces décisions, les élus de la majorité évoquent un manque de concertation initiale et des problèmes préoccupants qui se sont révélés à l’usage. Ces critiques largement affichées pendant la campagne ont pesé sur les résultats, et la nouvelle équipe dit être en phase avec son engagement d’une politique plus à l’écoute et réactive.
La semaine du 15 juin, c’est le « ring » qui était soumis à l’évaluation d’usagers. Ce circuit de près de 4 kilomètres, qui permet aux cyclistes de contourner le centre-ville, a été en grande partie achevé peu avant les élections municipales. Mardi 16 juin, une trentaine de personnes sont réunies pour débattre avec l’adjoint chargé des quartiers centraux, Arieh Adida, venu récolter l’« expertise citoyenne ». Il rappelle à plusieurs reprises que le ring n’est pas remis en cause, mais qu’il s’agit de l’améliorer. Un monsieur prend le micro pour saluer la démarche : « Quand une municipalité change, on tarde à modifier ce qui a été fait, cette initiative est magnifique. »
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