Culture

A Tourcoing, le besoin de souffler du saxophoniste Emile Parisien

A Tourcoing, le besoin de souffler du saxophoniste Emile Parisien

Tourcoing, cité septentrionale du jazz en France. Avec son département dédié au conservatoire et son festival, qui fête cette année ses 40 ans, pas peu fier d’être « le plus ancien » et « le plus grand » au nord de Paris s’agissant de cette musique. Ici, la note bleue résonne toute l’année, notamment grâce à un jazz club. A l’ombre du beffroi de l’ancienne chambre de commerce et d’industrie, ce secteur ch’ti s’est même transformé en biotope enfantant des musiciens aujourd’hui programmés au Tourcoing Jazz Festival, comme le rappelle Yann Subts, directeur de l’association culturelle tourquennoise. Ainsi du contrebassiste Adrien Tyberghein et du pianiste de son trio, Nathan Péron. Dont les travaux du père photographe, Didier, sont exposés à la maison Folie hospice d’Havré jusqu’au 19 décembre, pour raconter en images les quatre décennies d’existence du Tourcoing Jazz Festival.

Contrairement à ce qu’indique son patronyme, le saxophoniste (soprano) Emile Parisien a grandi, lui, dans le Sud-Ouest. Il a connu un apprentissage assez similaire en intégrant à l’âge de 11 ans la première promotion du collège de jazz porté par Jazz in Marciac (Gers), le plus grand festival de ce type en France. Depuis, ce vibrion ténébreux s’est imposé, au côté de son complice accordéoniste Vincent Peirani, comme une des plus grandes sensations de la scène nationale, Victoires du jazz à la clé. En s’installant à Paris au début des années 2000, Parisien a créé son « 4tet », mais c’est à la tête d’un autre, Floating, titre d’un album paru en septembre, qu’il est actuellement en tournée. Pour être déjà venu « quatre ou cinq fois » à Tourcoing, il devait logiquement s’arrêter mercredi 14 octobre dans le théâtre à l’italienne qui porte le nom d’un local, l’humoriste Raymond Devos.

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