Le lieu est exceptionnel. « Un bijou », s’enthousiasme le maire (divers droite) de Versailles, François de Mazières. Situé à 100 mètres de la grille du grand château des rois de France, l’ancien couvent des Récollets se cherche une nouvelle vocation. Construit en 1684 par Jules Hardouin-Mansart, le grand architecte du roi Louis XIV, le bâtiment a déjà connu plusieurs vies. Après le départ des religieux lors de la Révolution française, le couvent est devenu prison, infirmerie, puis caserne. A présent, l’Etat, son propriétaire, compte le confier à un opérateur privé pour en faire, peut-être, un hôtel, indiquent des sources concordantes. Un dossier symptomatique de la politique immobilière publique.
A la tête d’un patrimoine immobilier surdimensionné pour ses besoins actuels, l’armée avait déjà tenté en 2021 de vendre les Récollets, qui hébergent encore certains de ses services techniques. Un dossier avait été présenté à plusieurs dizaines d’investisseurs français et étrangers, jusqu’à Dubaï, par l’intermédiaire de l’agence publique Business France. Une estimation de 50 millions d’euros avait alors été évoquée. « Acquérir ce joyau, c’est entrer dans l’histoire de France », promettait la plaquette rédigée pour l’occasion par l’Etat et la ville. Mais aucun accord n’avait été trouvé.
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