Absence de budget et loi spéciale prolongée : l’inspection générale des finances alerte sur des « risques majeurs »
Aux côtés des tableaux statistiques, des amendements, des éléments de langage et d’autres pièces financières, un nouveau document devrait rejoindre la traditionnelle liasse remise aux membres du gouvernement en place au « banc », au Parlement, lors des débats budgétaires de l’automne. L’inspection générale des finances (IGF) a dévoilé, jeudi 20 août, le rapport que lui avait commandé l’exécutif sur les effets d’une application prolongée d’une loi de finances spéciale en 2027. Autrement dit, sur les conséquences d’une absence de budget à long terme.
Un rapport que le gouvernement Lecornu devrait largement invoquer pour tenter de convaincre les parlementaires d’adopter son projet de loi de finances, qui sera déposé le 30 septembre. L’entreprise s’annonce néanmoins toujours aussi ardue au vu du contexte politique et de l’approche de l’élection présidentielle, qui risque d’inciter les oppositions à durcir leurs positions.
Les conclusions de l’IGF « sont claires », réagit l’entourage du ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel : « Elles confirment et objectivent les aléas que nous avons déjà formulés sur les conséquences d’une loi spéciale prolongée. Elle ne serait pas une simple solution d’attente, elle priverait le pays de sa capacité à décider, à redresser ses finances publiques et à répondre aux crises. » Au lancement de la mission d’inspection, début mai, le ministre avait déjà alerté sur le risque « de faire l’autruche avec la présidentielle » et de considérer « que la France peut se passer de budget pendant de longs mois ». Une perspective qui, selon lui, « serait une grave mise en danger ».
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