Pourtant très attentif à ne commettre aucun dérapage, Jean-Luc Mélenchon a trébuché mercredi 23 septembre sur la guerre en évoquant le conflit ukrainien. Le quadruple candidat à la présidentielle, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse de présentation de sa campagne, a supposé que c’était peut-être en raison des « tirs en profondeur de l’Ukraine » que « la menace de la part de la Russie » s’accroissait, a-t-il dit, tout en se défendant d’« excuser la Russie » ou d’être un « déserteur de combat ».
Ces déclarations, qui placent la responsabilité de la montée des tensions plutôt sur l’Ukraine que sur la Russie, font de Jean-Luc Mélenchon l’un des candidats les plus proches de la rhétorique du Kremlin, avec le communiste Fabien Roussel. Elles réactivent donc les suspicions de complaisance avec le régime de Vladimir Poutine, et creusent l’écart avec le reste des partis politique, y compris avec le Rassemblement national. Samedi 19 septembre, Marine Le Pen a par exemple publié un communiqué inhabituellement dur contre Moscou et qui accuse clairement le Kremlin « d’orchestrer » l’escalade.
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