Comment éteindre l’incendie ? Depuis la révélation par Le Monde et le New York Times, mardi 6 octobre, du cas problématique de Lionel Mpasi, gardien de la sélection de la République démocratique du Congo (RDC), la Fédération internationale de football (FIFA) tente de déminer le terrain. Le dossier est sensible : l’instance, dirigée par Gianni Infantino, a dissimulé l’inéligibilité du portier franco-congolais, qui a malgré tout pu disputer quatre matchs qualificatifs pour la Coupe du monde 2026.
A rebours de son code juridique, de sa jurisprudence et des recommandations de ses juristes, la FIFA n’a pris aucune sanction contre le joueur et n’a pas déclaré une défaite par forfait de la RDC lors d’une rencontre face au Nigeria. Le 16 novembre 2025, la sélection congolaise avait remporté face aux « Super Eagles » la finale du barrage de la zone Afrique et avait ainsi pu disputer le barrage intercontinental face à la Jamaïque, le 31 mars, à l’issue duquel elle avait validé son billet pour le Mondial.
Selon des documents dont Le Monde a pris connaissance, les juristes de la FIFA avaient souligné que Lionel Mpasi n’aurait pas dû être autorisé à jouer les quatre matchs qualificatifs de la zone Afrique qu’il a disputés avec les Léopards. Cependant, la FIFA « peut confirmer » au Monde « qu’il n’y a eu aucun problème d’éligibilité concernant les matchs de la RDC contre la Jamaïque, ni lors de la Coupe du monde 2026 qui a suivi ».
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