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Alexandre Grondeau, géographe : « La free-party n’est pas un lieu sans règles, c’est un lieu où on change les règles »

· Culture

Depuis un an, le débat fait rage autour des free-parties. Adopté au Sénat en mai, le projet de loi Ripost a proposé un nouveau délit pour l’organisation de ce type de rassemblement, prévoyant, pour les organisateurs, deux ans de prison et 30 000 euros d’amende, et, pour les participants, six mois de prison et 7 500 euros d’amende. Le texte est présenté en commission des lois, à partir du lundi 22 juin, et doit être débattu à l’Assemblée nationale, début juillet. L’universitaire Alexandre Grondeau rappelle l’origine des free-parties, leur portée culturelle et ce qui se joue avec le projet de loi Ripost.

On confond souvent free-party et rave-party. Quelle est la différence entre les deux ?

Les free-parties sont des rassemblements festifs éphémères où l’on écoute essentiellement des musiques électroniques, parfois expérimentales, en dehors de tout cadre normatif institutionnel ou marchand. Ce sont des rassemblements clandestins où l’entrée est libre. A l’opposé, les raves sont des rassemblements festifs officiels et marchands. L’entrée y est payante.

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