A la faveur d’une actualité française foisonnante, on se penche aujourd’hui sur le phénomène Koduri Srisaila Sri Rajamouli, aussi connu sous le nom S. S. Rajamouli. A 52 ans et 12 longs-métrages réalisés depuis 2001, ce cinéaste a donné du cinéma populaire indien, souvent musical et chanté, une version démesurée et hallucinée.
Originaire du sud-ouest de l’Inde, né dans l’Etat du Karnataka, Rajamouli travaille au sein de l’industrie cinématographique de l’Etat de l’Andhra Pradesh et dialogue ses films en télougou, l’une de ces langues dravidiennes – distinctes de l’hindi –, parlée par environ 100 millions de personnes. La précision est loin d’être anodine.
Dans les Etats méridionaux de l’Inde subissant de longue date l’hégémonie du Nord, il résulte de cette spécificité linguistique, historique, et proprement politique, une sensibilité particulière. Le pays comptait en 1950 au moins 14 langues officielles, dont une (avec l’anglais) reconnue au niveau de l’Etat central : l’hindi.
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