Chroniques de guerre

Après la chute d’un drone russe en Roumanie, l’OTAN toujours à la recherche d’une défense adaptée à ce type d’incursions

Après la chute d’un drone russe en Roumanie, l’OTAN toujours à la recherche d’une défense adaptée à ce type d’incursions

Les habitants de Galati ont été réveillés en pleine nuit, vendredi 29 mai, par un message d’alerte sur leur téléphone, puis par le moteur d’un drone qui passait au-dessus de cette ville roumaine de 217 000 habitants située au bord du Danube, à proximité de l’Ukraine. L’engin est tombé et a explosé sur le toit d’un immeuble de dix étages, provoquant un incendie dans un appartement. Deux personnes ont été légèrement blessées, un adolescent de 14 ans et sa mère, tandis que 70 habitants ont été évacués.

Ce type d’événement était redouté en Roumanie, pays membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et de l’Union européenne (UE), depuis que la Russie a commencé, en 2023, à attaquer les ports ukrainiens du Danube, près de la frontière. Depuis lors, 28 incursions de drones ont eu lieu dans l’espace aérien roumain, dont 15 en 2026. L’un d’eux, armé d’explosifs, est tombé sur un atelier à Galati, le 25 avril, sans détoner, provoquant l’évacuation de plus de 200 personnes. Vendredi, c’est la première fois qu’un drone, identifié comme étant un Gueran-2 de fabrication russe, s’est écrasé sur des habitations et a touché directement des civils roumains.

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