Le miracle est venu du banc et s’appelle Deniz Undav. Rentré en jeu à la 60e minute, samedi 20 juin, à Toronto (Canada), l’attaquant allemand n’a eu besoin que de huit minutes pour renverser le cours du match contre la Côte d’Ivoire (2-1) en inscrivant un doublé (68e et 90 + 4e), et permettre à la Mannschaft de valider son ticket pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde.
Remplaçant au coup d’envoi, le redoutable buteur du VfB Stuttgart (19 buts et six passes décisives cette saison en Bundesliga) s’était déjà illustré lors du match d’ouverture contre Curaçao (victoire 7-1) en inscrivant un but et en offrant deux passes décisives en moins de trente minutes. Il n’en fallait pas plus pour que The Athletic s’interroge : « Deniz Undav est-il le meilleur remplaçant de la Coupe du monde ? »
Commentant ses statistiques impressionnantes pour un remplaçant, les pages sport du New York Times rappellent que « sa carrière a débuté en quatrième division allemande et, [qu’]il y a six ans, il évoluait encore en troisième division ».
En Allemagne, le tabloïd Bild loue le « coup de génie de [Julian] Nagelsmann et la classe d’Undav » tandis que le Berliner Zeitung estime que « Deniz Undav a une nouvelle fois démontré ses qualités de joker ». Si les journaux d’outre-Rhin remercient Deniz Undav, c’est pour mieux souligner le manque de créativité des attaquants titulaires allemands : « Nos artistes offensifs autour de [Florian] Wirtz, [Jamal] Musiala et [Leroy] Sané, qui fait l’objet de critiques publiques, ont manqué d’idées face à la solide défense ivoirienne », constate le Bild. Le quotidien Die Welt rappelle qu’« à certains moments du match, l’équipe allemande a manqué d’idées en attaque et de fermeté en défense ».
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