Ils s’apprêtaient à renoncer à leurs vacances au Sri Lanka prévues depuis plusieurs mois. Cette famille parisienne de cinq personnes devait passer par l’un des aéroports de correspondance du golfe Arabo-Persique pour se rendre sur son lieu de villégiature de l’océan Indien, mais le conflit en Iran, déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël, l’en avait dissuadée : trop d’incertitudes, de risques d’annulation. Et la guerre à deux pas. « Puis je suis tombée sur une proposition intéressante de Turkish Airlines avec une correspondance à Istanbul, explique la mère. Alors on s’est décidé. Et cela a été une bonne surprise : un aéroport ultramoderne, et un confort à bord supérieur à la moyenne. »
Ce cas particulier le montre : la gigantesque perturbation du transport aérien provoquée par la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz n’a pas fait que des perdants, malgré la flambée du prix du kérosène, les risques de pénurie, et des voyageurs hésitants. En pleine ascension depuis une quinzaine d’années, la compagnie turque Turkish Airlines, arrimée à sa puissante base d’Istanbul, pourrait bien se révéler l’un des grands bénéficiaires de la crise.
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