Politique

Après les saccages du 17 octobre, les maires, indignés, demandent des comptes

Après les saccages du 17 octobre, les maires, indignés, demandent des comptes

Après les violences et les dégradations qui se sont déroulées dans plusieurs villes du pays, samedi 17 octobre, dans la foulée de la mobilisation contre le renchérissement du coût de la vie, les maires montent au créneau. Leur association représentative, l’Association des maires de France (AMF), les appelle à « se rassembler, avec l’ensemble des forces vives qui le souhaitent », lundi 19 octobre, à midi ou plus tard dans la journée, devant les mairies. « Ces attaques graves portées contre les institutions démocratiques constituent un vrai risque pour toute la nation, écrit l’AMF dans un communiqué. La priorité est désormais au rétablissement de l’ordre pour que les libertés publiques puissent être respectées. »

Samedi, lorsque les manifestations ont dégénéré dans de nombreuses villes, laissant la place à des scènes de violence, d’incendies et de pillages, les maires n’ont pu que constater les dégâts. L’écologiste Laurence Ruffin, élue à Grenoble en mars, était dans les rues samedi après-midi, se réjouissant d’« une manifestation très nombreuse, qui s’est déroulée calmement ». Puis elle a vu la situation se détériorer. Il y a eu « une trentaine de magasins » attaqués, des arrêts de bus fracassés, des voitures incendiées et les vitres de l’hôtel de ville brisées. « C’est atteindre un symbole du bien commun. C’est triste, ça me met en colère, confiait-elle samedi, en observant par la fenêtre ce qui se passait devant la mairie alors que la nuit était tombée. Les casseurs ont abîmé la ville, la démocratie et ils décrédibilisent le mouvement social. »

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