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Après les violences du 17 octobre, l’extrême droite cible le gouvernement et Laurent Nuñez en espérant incarner le « parti de l’ordre »

· Politics

Quel bénéfice éventuel le Rassemblement national (RN) pourrait-il tirer des violences commises en France samedi 17 octobre, en marge de la mobilisation sociale ? Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, affecte de ne pas y penser : « C’est épouvantable, personne ne peut bénéficier d’un pays en crise. Réparer les dégâts ne fait envie à personne » ?, a-t-il déclaré sur Radio J.

En début de soirée dimanche, Marine Le Pen a toutefois devancé la prise de parole d’Emmanuel Macron à 20 heures pour enregistrer une longue allocution au ton solennel, enregistrée dans son bureau de présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale. Lançant un « appel au calme, à la dignité et à la retenue républicaine », comme si elle occupait déjà l’Elysée qu’elle brigue pour une quatrième fois, Marine Le Pen a cherché à se poser en miroir inversé de son actuel locataire. Avec son élection, a-t-elle promis, ce serait « le retour d’un Etat qui écoute, qui comprend et qui décide. Un pouvoir qui respecte les Francais au lieu de les mépriser. Un pouvoir qui consulte au lieu de les étouffer. »

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